Voici la rapide Sphacodes dites "abeille-coucou": elle se développe dans le nid de ses cousines les Halictes dont elles parasitent les nids. Une opportuniste ailée en somme.
Andrena vaga, petite habitante d'une sablière qui revient au nid, couverte de pollen de saule, pour alimenter les larves en croissance. Elle y croise un autre hyménoptère, Nomada lathburiana qui, en tenue de guêpe, parasite le nid de ses congénères.
La belle est en suspension, toute de vibrations entourée. En grande stratège, cette prédatrice hors pair s'est postée à l'horizontal, au-dessus d'une mare: l'assurance de remplir son estomac.
Une petite osmie devant l'abri qui lui a été offert, à elle et à ses semblables, par un amateur d'abeilles solitaires. Quel plaisir de voir voler ces pacifiques hyménoptères qui butinent des végétaux très variés. Par peur ou ignorance, beaucoup d'abeilles solitaires sont chassées des trous de murs, vieilles serrures, trous d'évacuation de l'eau des fenêtres... Elles ne demandent pourtant qu'un hébergement provisoire. En leur offrant un hôtel dans votre jardin, un botte de tiges creuses ou un bloc de bois percé de trous, vous éviterez ce que certains considèrent comme des désagréments et vous leur rendrez service ainsi qu'à vos plantes. Merci pour elles!