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mercredi 24 août 2011

Pomme pomme pomme... pomme


Au coeur du fruit, un bruissement symphonique: l'affairement de gourmands hyménoptères qui ont trouvé un filon. La Genèse semble avoir raison: la pomme est un fruit captivant! Les guêpes savent l'apprécier.

mardi 20 avril 2010

Urtica urens


Petite ortie ou ortie brûlante... Cette délicieuse plante herbacée porte bien son nom. Sa racine étymologique est latine: uro (ussi, ustum, urere) qui signifie brûler, embraser, consumer, échauffer, exciter, faire souffrir, tourmenter". Mais quelle plante délicieuse et dépurative! Pour la cueillette, mieux vaut se munir de gants...

lundi 8 juin 2009

Glechoma herderacea


Dans son lit de fougères, caché dans la fraîcheur d'un sous-bois, voici le Lierre terrestre appelé aussi Herbe de la Saint Jean... comme bien d'autres plantes. Le lendemain de la fête nocturne des feux de la Saint Jean, il était de tradition d'aller cueillir les herbes dites "de la Saint Jean" pour en faire un bouquet à suspendre aux portes des maisons comme porte-bonheur. Ce sont des herbes guérisseuses. On en retient souvent 7 principales: outre le Lierre terrestre, l'Armoise commune, la Joubarbe, la Marguerite sauvage, l'Achillée Millefeuille, le Millepertuis et la Sauge sauvage des prés. Il y en a cependant bien d'autres!
Mais revenons au Lierre terrestre. Cette plante comestible aux feuilles velues, riches en huiles essentielles, a longtemps concurrencé le houblon dans la fabrication de la bière. Les jeunes feuilles crues relèvent soupes et salades. Elles sont meilleures avant la floraison. On peut aussi envisager les feuilles en infusion pour une boisson d'été très rafraîchissante, délicieuse avec du miel. Cette boisson servait aussi à combattre les infections respiratoires à la grande époque de la médecine par les plantes.
C'est par ailleurs une plante mellifère très appréciable...
Que de qualités là où certains jardiniers actuels ne voient qu'une invasion!

jeudi 30 avril 2009

telle est la quête


Le nectar: boisson des dieux et des insectes. Ici, une proche récompense pour cette fourmi qui a réussi l'ascension de la fleur de pissenlit par la face nord!

mardi 2 décembre 2008

Rumex Acetosa



Voici l'oseille commune, appelée encore oseille des prés, patience, patience acide, surelle, surette, aigrette...
Comme sa cousine cultivée, l'oseille sauvage est comestible. Ses feuilles sont excellentes dans une salade, dans un potage oignons-pommes de terre et en accompagnement de poissons.

Les lecteurs d'Emilie Carles ("Une soupe aux herbes sauvages") la connaissent bien:
"... et voilà de l'oseille sauvage, de la drouille, de l'ortie ou barbe à bouc, du pissenlit, de la doucette, un petit chardon des champs ou chonzio, une plante laiteuse, le laichuron, du mille-feuilles, du chalabrei aux feuilles largement dentelées, de la tétragone ou épinard sauvage, de la langue bogne, une feuille de sauge et un brin de ciboulette. A cela j'ajoute une pointe d'ail, quelques pommes de terre ou une poignée de riz et j'obtiens une soupe onctueuse et délicieuse. Pour la réussir, ce qui importe, c'est de respecter les proportions. Il faut très peu d'herbes de chaque sorte afin qu'aucune ne l'emporte sur les autres, sinon, la soupe risque d'être immangeable, ou trop amère, ou trop acide ou trop fade."
Quelle poésie unique que l'énumération de ces noms de plantes!

La médecine populaire l'emploie aussi abondamment. Elle est apéritive, diurétique, dépurative, laxative, digestive, tonique et antioxydante... Une décoction de racines peut être utilisée contre les problèmes de peau (dartres, eczéma, acné...).

Autre intérêt: c'est la plante hôte de plusieurs papillons dont le Cuivré commun (Lycaena phlaeas), la Turquoise (Adscita statices) et le Cuivré Mauvin (Thersamolyceana alciphron). Elle est également très appréciée de la Corée marginée.

jeudi 9 octobre 2008

Silene vulgaris



Voici le Silène enflé, petite plante au calice en forme de petite outre qui secrète en abondance un nectar dont les papillons de nuit raffolent.

En Vénétie, les italiens se servent de ses feuilles comme condiment, finement hâchées dans certains plats traditionnels pour relever les sauces.

mercredi 8 octobre 2008

Taraxacum officinalis



Contrairement au discours publicitaire mensonger de Monsanto, le pissenlit, dont voici ici l'aigrette aérienne, n'est absolument pas une mauvaise herbe! L'expression "mauvaise herbe" est d'ailleurs tout bonnement sidérante de mon point de vue.

Taraxacum officinalis est une plante comestible dont les jeunes feuilles sont délicieuses en salade, avec des œufs durs, par exemple. Les propriétés de la même feuille, en infusion, est diurétique. On soigne avec feuilles et racines les troubles du foie et de la vésicule biliaire, l'anémie, la fièvre, la rétention d'eau, les rhumatismes et les problèmes rénaux et cutanés. Avec les fleurs, on fait un vin réputé fortifiant.

Il y a plus de 1000 ans que cela se sait. Si si…

mardi 24 juin 2008

Plantain

Par ignorance, le bipède actuel fait un nombre incalculable d'actes imbéciles. Certaines plantes modestes et extraordinaires subissent les conséquences d'éradications en règle. On leur fourgue au préalable l'étiquette "mauvaise herbe" alors qu'elles ne sont que des plantes non désirées selon la doxa du moment. C'est le cas du plantain dont j'ai voulu faire ma bannière. Jusqu'au XIX° siècle, cette plante était appréciée pour ses nombreuses qualités. Dans le monde idéal que j'aime inventer, elle n'est plus piétinée, ignorée ou arrachée mais tout simplement respectée à juste titre.

Plantago, son nom latin, signifie "plante qui agit", ce qui n'est pas pas peu dire. Cette plante pousse partout dans le monde jusqu'à 2000 m d'altitude. Sur les 200 espèces connues environ, nous retiendrons les trois espèces les plus répandues en Europe occidentale:

Plantago major
Plantago lanceolata

Plantago psyllium

On la trouve absolument partout et en particulier au milieu des chemins, sur les talus, dans les prairies, dans les jardins, dans les friches et même dans les interstices des trottoirs. Regardez bien! Elle sait se contenter de peu et donne pourtant beaucoup.

Elle nourrit:

Ses jeunes feuilles et ses fleurs fraîches se mangent crues en salade et ont le goût légèrement amer de champignon à l'oseille, digne de relever une laitue par exemple. Les feuilles moins tendres sont facilement accomodées comme des épinards ou préparées en soupe comme l'ortie. La plante se récolte 10 mois sur 12. Attention d'éviter les cueillettes dans les lieux susceptibles d'être pollués par les pots d'échappement ou les pesticides des obsédés du gazon stérile et du jardin au roundup!

Elle soigne:

Principaux intérêts thérapeutiques:

- purificateur du sang,

- astringent et hémostatique (hémorragies, diarrhées, ulcère gatro-duodénal, blessures superficielles, ulcères cutanés, piqûres d'insectes et morsures, brûlures d'orties, acné…)

- émollient (activation du transit intestinal, combat la constipation),

- fortifiant du système système nerveux sympathique,

- draineur (nettoie l'estomac et les poumons, glaires bronchiques…),

- diurétique (stimule le foie et la rate, infections urinaires),

- expectorant et béchique (infections des voies respiratoires, bronchites, toux, pharyngite, laryngite, tuberculose).

On peut ajouter que le plantain freine l'appétit, soigne les conjonctivites, favorise le développement des enfants en retard de croissance et combat les états de faiblesse générale…

Modus operandi:

En infusion pour soigner la toux, les bronchites et la constipation: laisser infuser pendant 10 minutes 1,5 g de feuilles pour 1 litre d’eau frémissante. Boire 2 à 4 tasses par jour.

En décoction: faire bouillir pendant 10 minutes 10 à 20 g de plante entière (feuilles, fleurs et même racines) dans 1 litre d'eau. 1 tasse à chaque repas. La décoction peut être utilisée aussi en gargarisme ou en lotion après filtrage (bain d'yeux).

En macération pour les problèmes digestifs ou urinaires: faire bouillir 30 à 60 g de plante entière dans 1 litre d'eau.pendant 3 minutes et laisser macérer toute la nuit. Boire toute la macération dans les 24 heures.

Collyre: Ajouter à la décoction du mélilot et/ou du bleuet.

Friction: frotter et masser la peau avec des feuilles fraîches. Attendre plusieurs heures avant de rincer sans savon.

Compresses et cataplasmes: appliquer des feuilles fraîches sur les plaies, les varices et les rhumatismes.

Sirop contre la toux: sécher les feuilles lavées avec un linge propre. Les écraser pour en extraire le suc à mélanger à du miel en égale quantité. Faire cuire à feu doux pendant 20 minutes. A conserver au réfrigérateur. Pour soulager les problèmes respiratoires et la grippe.

En froissant quelques feuilles, vous apaiserez les morsures et piqûres d'insectes et les brûlures d'orties.

A signaler l'ouvrage de Bernard Bertrand, Eloge du Plantain, Editions de Terran, collection Le Compagnon végétal, volume 10, 2000. On y trouve beaucoup d'informations sur les savoirs populaires et médicaux, sur la reconnaissance des différentes espèces et quelques recettes pour cuisiner le plantain.